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Risques sismiques au Canada

 


Alors que l’ouragan Sandy menaçait la côte Est, un important séisme a secoué l’archipel Haida Gwaii (anciennement nommé les îles de la Reine-Charlotte) en Colombie-Britannique.

Ce tremblement de terre a atteint une magnitude surprenante de 7,7 sur l’échelle de Richter mais n’a causé aucun dommage en raison de son emplacement éloigné (environ 730 km au Nord-Ouest de Vancouver et 230 km au Sud-Ouest de Prince Rupert) – voir la carte ci-dessous pour l’emplacement de l’épicentre. De tous ceux qui ont secoué l’Amérique du Nord depuis le 1er janvier 2000, ce dernier tremblement de terre est le deuxième en importance, après celui survenu le 3 novembre 2002 à Denali, en Alaska. 

Selon la carte ci-dessus, les risques sismiques sont présents non-seulement dans le Sud-Ouest de la Colombie-Britannique, mais aussi dans l’Est du Canada, autour de la voie maritime du Saint-Laurent et dans le corridor entre Montréal et Ottawa.

Sur la côte Ouest du Canada, on se prépare à affronter le « Big One », expression utilisée par les médias afin de qualifier la prochaine subduction dans la zone de Cascadia, au cours de laquelle la plaque tectonique de Juan de Fuca s’enfoncera sous celle de l’Amérique du Nord. Selon les études géologiques, ce mouvement se produit généralement tous les 300 à 800 ans environ (le dernier étant survenu en 1700).

Chaque subduction (méga-séisme) s’accompagnent de très violents tremblements de terre, qui atteignent habituellement 8 ou 9 sur l’échelle de Richter. Ces séismes causent souvent d’importants mouvements de masse terrestre (tant à l’horizontale qu’à la verticale) et, puisqu’il est prévu que le « Big One » surviendra en mer (au Sud- Ouest de l’île de Vancouver), il presque certain qu’il déclenchera des tsunamis. Bien que, d’un point de vue unique, les dommages causés par les secousses seront généralisés, ils seront moindres que si le tremblement de terre avait été plus faible mais plus proche des terres.

À l’Est, les séismes sont moins probables et devraient être moins puissants. Toutefois, s’ils ont lieu, ils devraient affecter une zone assez large en raison de la géologie de la plaque tectonique nord-américaine. Nombreux sont ceux qui pensent qu’un séisme dans l’Est du Canada pourrait avoir de graves conséquences pour les Canadiens en raison de la réduction du taux de dissipation de l’énergie (atténuation des ondes sismiques), de l’âge du parc immobilier de la région et, jusqu’à tout récemment, de l’absence d’exigences concernant la conception parasismique dans le code du bâtiment.

Le risque sismique existe bel et bien au Canada. Il diffère toutefois selon les régions du pays. Il est très important que vous connaissiez les risques spécifiques auxquels vous êtes exposés afin de pouvoir les réduire ou en minimiser les conséquences (ou encore les transférer par le biais d’une assurance).

Risques de tremblements de terre pour les clients des services aux particuliers de marsh

Les Services aux particuliers de Marsh négocient actuellement des assurances résidentielles pour plus de 35 000 propriétés distinctes au Canada et les régions où la concentration de valeur rapportée est la plus dense sont Toronto, Vancouver, Calgary, Edmonton et Ottawa.

Si nous superposons une carte indiquant où se trouvent les clients actuels des Services aux particuliers de Marsh sur une carte montrant le risque sismique au Canada, nous obtenons une image claire du danger auquel votre propriété est exposée.

Le risque de tremblements de terre obtenu par déduction sur l’image ci-dessus se base sur l’hypothèse que le terrain est ferme. Si un bâtiment est construit sur un sol meuble, le risque augmente d’un niveau. De la même façon, si un bâtiment est construit sur de la roche dure le risque diminue d’un niveau.

Selon notre analyse, nous estimons que 18 % de l’ensemble de la valeur des biens du programme des Services aux particuliers de Marsh sont situés dans des régions de la Colombie-Britannique où le taux de risque est « élevé » ou « très élevé ». Et pourtant, moins de 50 % seulement de ces clients choisissent de souscrire à une assurance contre les tremblements de terre.

Les propriétés dont le risque est évalué comme « moyennement élevé » sont principalement situées dans la région d’Ottawa. Nos dossiers indiquent que moins de 8 % de ces titulaires de polices ont choisi de souscrire à une assurance contre les tremblements de terre.

Il est inéluctable qu’un jour, un important séisme frappera une région peuplée de notre pays. Bien qu’une police d’assurance de biens complète couvre les risques de dommages causés par un incendie, un vol ou d’autres risques, les dommages entraînés par un séisme sont couverts par une assurance spécifique qui ne figure généralement pas dans les polices de base.